Jacques Sparrot surfe responsable: saison 2

Premier bilan des activités et début de la suite

À la suite d’une première activité qui s’est déroulée en présentiel (http://sio2.be/jacques-sparrot-des-hackers-et-des-pirates), nous avons laissé nos élèves au moment où ils sont capable d’utiliser correctement leur adresse mail scolaire, y compris leur identifiant et mot de passe pour l’ensemble des moyens informatiques de l’école.
Ci-dessous, quelques considérations sur notre cheminement et nos errements.

Mise en place des moyens

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Certificats distribués après la formation à l’utilisation du courrier électronique

Munis de leurs nouvelles compétences, nous avons envoyé à nos élèves un « devoir » à réaliser. Ce devoir consistait essentiellement à se connecter sur notre plate-forme Claroline-Connect et à demander l’inscription à un espace d’activités dédié au jeu.
L’idée est,  bien sûr, de les initier à utiliser cette plate-forme qui pourra également servir dans leurs cours réguliers. Claroline-Connect nous offre la possibilité d’envoyer des mails groupés à l’ensemble des utilisateurs inscrits à tel ou tel espace d’activités. La communication par mail étant le nœud essentiel pour l’interaction hors présentiel.

À partir de là, nous pouvons imaginer de transmettre des consignes relatives à chacune des épreuves auxquelles ils seront soumis.

Première épreuve

Objectif déclaré: le jeu

Il est évidemment nécessaire de stimuler l’intérêt pour le jeu qui se déroulera hors présentiel. Nous commençons par une épreuve simple mais fort utile: réaliser une capture d’écran.
Sélection_378Le sujet de la capture d’écran sera le score réalisé à un petit jeu d’adresse très basique pour l’utilisation de la souris. Pour prouver le score réalisé à ce jeu, chaque élève doit prendre une capture d’écran et la déposer sur la plate-forme Claroline. Les meilleurs seront conviés à une grande finale où ils seront mis en compétition avec tous les candidats.

Objectifs sous-jacents

Pour cette épreuve, les élèves auront appris à:

  • réaliser une capture d’écran ou, à tout le moins, à découvrir comment la réaliser
  • coopérer sur un forum privé (ceux qui savaient comment prendre la capture d’écran sont venus exposer et transmettre leurs compétences)
  • prendre une capture d’écran à présenter aux autorités (y compris les éducateurs de l’école) afin de pouvoir se plaindre en cas de conflit avec d’autres
  • utiliser la souris de l’ordinateur avec efficacité, ce qui n’est pas toujours évident

À remarquer que nombre de nos élèves ne sont pas capables de réaliser l’épreuve car:

  • ils ne disposent pas de souris sur leur ordinateur portable (et ils considèrent le desktop avec beaucoup de dédain, d’une technologie dépassée)
  • ils utilisent exclusivement la tablette

Encore une plate-forme

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La plate-forme http://isnd-edu.be

La plate-forme Claroline-Connect offre un nombre important de possibilités pour la conduite du jeu. Toutefois, nous avons été confrontés à des limites qui imposaient de mettre en place une autre plate-forme pour la gestion du jeu. Cette dernière est créée de toutes pièces. Elle permet de gérer les scores obtenus par les élèves et par les classes. Elle sert également de centre d’information sur les différentes épreuves en cours.

Parmi les avantages d’une seconde plate-forme, le fait que l’on y ait entièrement la main sur la base de données sous-jacente. Il a, par exemple, été possible d’accorder automatiquement des « points d’expérience » aux élèves qui se sont connectés sur la plate-forme entre telle et telle date.

Il reste certainement un gros travail à faire pour améliorer l’esthétique de cette plate-forme. Sur la pile des « à faire ».
Je tiens, bien sûr, les sources de l’application en construction à disposition.

Difficultés

Malgré l’enthousiasme constant de certains élèves, il serait présomptueux de proclamer que tous se sont embarqués dans l’aventure avec entrain. Longtemps, plus de la moitié des élèves de 1ères sont restés non-inscrits au jeu. Certains proclamant même qu’ils ne s’inscriraient pas.
Comme il s’agit d’un projet d’école, l’inscription et la participation ont été déclarées obligatoires. Les rappels oraux en classe ou écrits dans le bulletin n’ont pas forcément eu l’effet escompté.
Idée de dernière minute: accorder des points d’expérience et des titres à ceux qui aideront les derniers récalcitrants à s’inscrire. Résultat à évaluer tout bientôt.

 

Jacques Sparrot, des hackers et des pirates

L’Internet est un outil formidable. Bien utilisé, il permet des choses dont nous n’aurions même pas rêvé il y a vingt ans.

Je surfe responsable
Je surfe responsable

Et puis, il y a les dérives. Celles que l’on constate puis que l’on doit gérer dans nos classes. Plagiat, non-respect du droit à l’image, non-respect des droits d’auteurs, insultes gratuites par Facebook interposé, cyber-harcèlement,… Toutes des problématiques auxquelles mon école tente de réagir, y compris en s’associant à l’organisation Je surfe responsable.

Pour tenter de gérer ces problèmes de manière positive, une initiative a été prise dans mon établissement scolaire pour accompagner nos plus jeunes élèves qui font leurs premiers pas sur les voies numériques. Ils sont dans la première année de l’enseignement secondaire et ont donc autour de 12 ans.
Au départ, il s’agissait de consacrer 2 x 2h de cours ou d’animation sur différents thèmes liés à l’utilisation constructive de l’ordinateur, de certains logiciels importants pour la suite du cursus scolaire (traitement de textes, création de diaporamas), de l’Internet avec les mails et la gestion responsable des outils offerts par les réseaux sociaux. Programme ambitieux.

Il s’est avéré que la première leçon visant à apprendre à utiliser les mails, prévue pour une période de 1h, a débordé sur une deuxième heure sans même pouvoir être achevée. Que faire alors pour traiter les thèmes restants, y compris celui de l’éthique sur les réseaux sociaux quand il reste si peu de temps à y consacrer?

Le mail de Julia (que je salue)
Le mail de Julia (que je salue)

C’était sans compter sur l’enthousiasme de mes élèves dont certains montrent une soif intense de connaissances et de pratiques en informatique. D’aucuns allant jusqu’à devancer le premier cours et réalisant le travail à effectuer en autonomie. Face à cette demande, l’idée de poursuivre le « cours » en dehors du présentiel a germé avec la mise en place d’une animation permanente, tout au long de l’année scolaire, sur les thèmes à aborder.

J’en viens à imaginer un jeu organisé en ligne dans lequel les élèves sont conviés à participer à diverses épreuves au cours desquelles ils pourront gagner des points de compétences dans les domaines qui nous intéressent.

Il s’agira d’apprendre à voir, ressentir puis comprendre certains problèmes, y compris parfois leurs aspects légaux: spam, hoax, harcèlement,…

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Le Capitaine Jacques Sparrot (le frère de l’autre). Meneur du jeu

Le thème choisi sera celui des pirates et des hackers. Le meneur de jeu sera le bon pirate Jacques Sparrot (pour des raisons de droits sur le nom de l’autre). Il a d’ailleurs son compte Facebook et espère se faire des amis.

Le jeu devra comprendre des aspects individuels (chacun doit être capable de réaliser certaines actions) et des aspects collectifs (dans lesquels des valeurs autour de la solidarité peuvent être mises en évidence). Acquisition de badges de compétences individuels nécessaires pour permettre à l’équipe « classe » de réussir une épreuve, compétition inter-classes. Les badges s’acquièrent en réussissant des épreuves ou en évitant des pièges tendus par le meneur de jeu.

La suite quand des éléments plus concrets auront été testés sur le terrain.

Diaporama avec audio pour un enseignement « individualisé » en présentiel

L’enseignement de l’informatique devant un PC, qu’il s’agisse de programmation ou simplement de bureautique, est un problème qui peut s’apparenter à la quadrature du cercle. Un cours frontal est difficile à envisager: soit qu’il s’avère régulièrement nécessaire de passer un peu plus de temps avec les étudiants en difficulté face aux objectifs, soit qu’il faille nourrir les étudiants en avance sur le groupe. Et il n’est pas possible de s’occuper de tous en même temps.

Une parade possible est de mettre le cours à disposition sur le web (ou sur papier!), chaque élève avançant à son rythme dans la prise de connaissance à l’écran des informations théoriques et des consignes nécessaires pour la réalisation des exercices proposés. Le rôle de l’enseignant est alors de soutenir et d’encourager les retardataires tout en permettant aux plus avancés de dépasser les objectifs.

Une limitation est que la lecture de toutes les informations est souvent pénible pour les étudiants, surtout les plus jeunes. Je le constate en classe et c’est un fait qui m’est souvent transmis en commentaire.

Pour soutenir la lecture, j’ai fréquemment utilisé une lecture parallèle en audio. Les jeunes élèves aiment le concept (en partie, sans doute, parce qu’ils aiment coiffer le casque audio). Toutefois, il s’agit toujours de parcourir le texte écrit en prenant connaissance, petit à petit, des informations. Mais voilà pour les auditifs.

Parallèlement, il m’avait semblé intéressant de pouvoir présenter les concepts importants sous une forme plus visuelle, plus graphique. Une solution qui fonctionne assez bien: un diaporama avec AnythingSlider. Exemples: approche du protocole TCP/IP, fonctionnement de l’ordinateur. Difficulté: les élèves parcourent trop distraitement les diapositives sans approfondir ce qui est exposé.

Je cherchais donc une technique permettant de diffuser l’audio avec ces diaporamas. Idée simple, joindre la diffusion de l’audio dans un lecteur externe au diaporama correspondant. Difficulté: la synchronisation entre le son et les diapos doit être assurée par l’élève; ce qui n’est pas trivial.

Une solution définitive me semblait résider dans Audio Slideshow, un plugin de Tyler Craft pour jQuery et utilisant jPlayer. Et cela fonctionne plutôt bien, sauf sur Chrome/Chromium.
Il devrait être possible de lever le problème, mais j’ai sans doute trop peu cherché. L’auteur lui-même ne semble plus trop actif sur le sujet.

Je me suis finalement tourné vers une autre voie qui n’a pas attiré suffisamment mon attention jusque là. Il s’agit de différentes solutions propsées par le script timesheets.js développé par Fabien Cazenave (alias Kazé).

Audio-slideshow
Audio-slideshow

Quelques aménagements et simplifications plus tard (il faut que le script soit simple à utiliser), on trouve un audio-slideshow (récompense à qui me donnera une version française de l’expression) qui fonctionne sous IE>8, Firefox récent (sans doute > 3.6), Chrome/Chromium. Les vieux navigateurs qui ne supportent pas HTML5 sont exclus.

La production des diapositives se fait simplement sous LibreOffice Draw qui exporte parfaitement les différentes images en différents formats (jpg, gif, png).

Sur le terrain, cela tient la route. Reste à voir l’efficacité didactique. Sans doute une première évaluation après la première utilisation en cours sur une séquence relative aux bases du tableur.

Tout cela ne peut, évidemment, concurrencer des systèmes d’e-learning du commerce, eux qui permettent l’interactivité. Il s’agit d’une solution simple qui est utilisable sans déploiement de grands moyens techniques et sans frais par l’enseignant lambda sur le terrain.

Un doigt dans l’engrenage LaTeX

Texte en LaTEXÇa y est, j’ai franchi le pas.

N’ayant jamais eu l’occasion d’être introduit à cet outil, je restais émerveillé par la qualité des documents produits par LaTeX, mais très songeur devant une apparente complexité du code source de ces mêmes documents.LaTeX

Et puis, un dimanche soir, tombe dans ma boîte mail une invitation d’Yves Delhaye , grand sorcier LaTeX de l’UREM, à participer à un atelier de formation. Quinze minutes plus tard, j’étais inscrit pour trois après-midi de découvertes.

Je n’exploiterai sans doute jamais toute la puissance du moteur, mais il est bien agréable de le sentir ronronner à la moindre sollicitation. Un peu à titre d’exercice de style, j’ai réalisé un document relatif à la simulation de titrages acide/base en chimie, à l’aide du tableur (LibreOffice Calc, mais tout devrait fonctionner sous OpenOffice.org ou même Excel). Des paquets de formules, quelques images intégrées et un résultat plutôt épatant sur le visuel.

Le fichier source est disponible sous licence Cc By-Sa.

Internet, web, navigateur, moteur de recherche

Dans l’article précédent, je proposais un diaporama utilisé au cours et qui visait à tenter de clarifier quelques concepts tels que « Internet », « web », « navigateur », « moteur de recherche »,…

Sans doute difficile à utiliser dans l’état, j’ajoute, en audio, le commentaire qui pourrait l’accompagner. À voir en vidéo pour assurer la synchronisation diapo/son.

Je suis toujours à la recherche d’un outil qui permettrait de produire, en HTML/Javascript, une synchronisation son/image, du type http://wam.inrialpes.fr/timesheets/ (un peu long à mettre en œuvre).

Internet, web, Google, Wikipedia, cékouaça?

Décidément, la confusion est totale.

Ce qui me paraissait parfaitement clair avait besoin d’être clarifié chez certains élèves que je pensais plus faibles. Qu’est-ce que l’Internet? Qu’est-ce que le web? Que sont les mails, par rapport à cela? Qu’en est-il des moteurs de recherche? Skype, cela fonctionne comment, quel est son statut par rapport au reste? Et Internet Explorer, c’est Google, alors?

J’avais donc préparé un cours à ce sujet, sous la forme d’un diaporama commenté en classe.

Et puis, je me rends compte progressivement que toute cela n’est pas clair du tout dans l’esprit de tout un chacun. Une amie adulte, majeure et vaccinée me pose récemment une question du même type (coucou Brigeou, si tu nous écoutes).

Aujourd’hui, au cours de la fort intéressante émission « Ma Terre » de la RTBF  (télévision belge en langue française), on parle de Paul Otlet. Comme je m’y attends, on tente de lui attribuer l’invention du web ou même de l’Internet, lui qui fut l’inventeur de la classification décimale universelle. Ce qui n’est pas mince en soi, mais qui n’a strictement rien à voir. C’est pourtant un grand poncif du cocorico belgicain.

Mieux, on entend l’animatrice de l’émission qui indique que cette invention, c’est Google, c’est Wikipedia. Trop dur.

Dès que possible, je placerai ici un lien vers le diaporama que j’avais mis au point pour tenter de clarifier tout cela pour mes élèves.

Diaporama

Ci-dessous, le lien pour télécharger ce diaporama au format .odp (2.2 Mo).

Sites web, navigateurs et moteurs de recherche

Le thème d’un prochain cours à rédiger est tout trouvé.