Conclusion

Cette troisième partie du cours nous a permis de prendre conscience du fait que lavenir de lévolution humaine est maintenant entre nos mains : nous détenons un pouvoir certain sur notre futur.

Il est fondamental dêtre attentif à toutes les mutations culturelles et technologiques que nous vivons et par lesquelles nous engageons lavenir.

TOUS, nous devons veiller à ce que ces mutations ne nous mènent pas à une voie sans issue. Nous devons TOUS assumer les responsabilités. Il est impensable de laisser notre avenir entre les mains de quelques spécialistes technocrates, probablement très compétents dans leur domaine, mais dons les seules opinions personnelles ne peuvent être déterminantes pour lavenir.

Dans cette optique, il faut rester responsable et constamment se documenter au sujet de lactualité dans laquelle la science est appelée à jouer un rôle important.

Nous vivons une aventure qui dure depuis 15 milliards dannées. Il nous appartient de décider comment les temps futurs se dérouleront. Cest une grande responsabilité.

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- Mon beau bateau, mon vaisseau au juste parcours ! Un peu plus près du soleil et tes trésors ne seraient plus que cendre et vapeur, un peu plus loin et ils ne seraient plus que roc et glace. Tu ne técartes pas de lorbite idéale qui permet le jeu fécond, sans cesse renouvelé, des associations, des explorations, de la création, de la vie. Mon beau bateau, que faisons-nous de toi ? Quallons-nous faire de toi si se poursuit notre absurde fureur destructrice ?

- Pendant quatre milliards dannées je nai dépendu que des forces aveugles du cosmos. Mais ces forces mont réservé un sort singulier. Sur les planètes, mes soeurs, rien de nouveau nest apparu ; leur histoire est désespérément vide. La mienne a été fabuleusement riche. Quelle aventure, ce prodigieux passage des premières molécules dADN à la complexité, à la diversité, des espèces vivant aujourdhui à ma surface.

Et maintenant cest de vous, les hommes, que je dépends. Vous vous êtes donné le pouvoir de mettre un terme à laventure ; vous pouvez saborder le navire et anéantir tous les passagers.

Pourtant, comme vous êtes beaux ! De tous les êtres vivants que jai portés, vous êtes les plus merveilleux. Vous êtes des merveilles, comprenez-le. Réveillez-vous de votre cauchemar fou ! Ouvrez grands les yeux sur vous mêmes, et sur moi qui vous porte.

Épargnez-moi lhiver définitif ; ensemble poursuivons la ronde des saisons.

Jacquard A.
Cinq milliards dhommes dans un vaisseau, (op. cit.)


Dernière modification: 02/07/2006