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Formation des gamètes : la méiose. |
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Le problème posé par la fécondation.
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Activités sur la méiose.Pour que le nombre de chromosomes, caractéristique de lespèce soit conservé, il faut quavant la rencontre, le nombre de chromosomes de chacune des cellules reproductrices soit divisé par deux. La réduction du nombre de chromosomes a lieu lors du phénomène appelé « la méiose ». Toutes les activités qui suivent font appel à la lecture du texte du paragraphe "Description de la méiose".
Description de la méiose.MéioseLa méiose se produit au cours de la spermatogenèse et de l'ovogenèse (formation des ovules chez la femme). La méiose est un type de division nucléaire particulier aux gamètes. Dans la mitose (le processus de division des autres cellules de l'organisme), les chromosomes répliqués sont distribués également aux deux cellules filles. Chacune des cellules filles reçoit donc un jeu de chromosomes identique à celui de la cellule mère. La méiose se compose quant à elle de deux divisions nucléaires successives sans réplication des chromosomes entre les divisions. On obtient donc quatre cellules filles plutôt que deux, et chacune de ces cellules possède la moitié moins de chromosomes que la cellule mère. (La racine grecque méiôn signifie « moins ».) La plupart des cellules de l'organisme (l'ovule fécondé et toutes les cellules qui dérivent de celui-ci par mitose) renferment le nombre diploïde de chromosomes, ou 2n chromosomes. Chez les humains, ce nombre est 46, et les cellules diploïdes contiennent 23 paires de chromosomes semblables appelés chromosomes homologues. Chaque paire se compose d'un membre qui provient du père (chromosome paternel) et d'un membre qui provient de la mère (chromosome maternel). Les deux chromosomes d'une même paire se ressemblent et portent des gènes qui codent pour les mêmes traits, mais pas nécessairement pour la même expression de ces traits. Prenons par exemple les gènes homologues qui déterminent l'expression des taches de rousseur: le gène porté par le chromosome paternel peut coder pour la présence d'un grand nombre de taches de rousseur, alors que le gène porté par le chromosome maternel peut coder pour leur absence totale. Les gamètes renferment seulement 23 chromosomes, c'est-à-dire le nombre haploïde de chromosomes, ou n chromosomes ; ils ne possèdent qu'un seul membre de chaque paire de chromosomes homologues. Il est facile de comprendre l'importance de cette division par deux (de 2n à n) du nombre de chromosomes dans les gamètes: en effet, elle permet à l'union du spermatozoïde et de l'ovule, qui forme l'ovule fécondé, ou zygote, de rétablir le nombre diploïde de chromosomes (46), caractéristique des cellules somatiques du corps humain. Les deux divisions nucléaires qui composent la méiose, la méiose I et la méiose II, sont divisées en phases afin d'en faciliter l'étude. Bien que ces phases portent les mêmes noms que les phases de la mitose (prophase, métaphase, anaphase et télophase), les événements de la méiose I diffèrent considérablement de ceux de la mitose [...]. Avant une mitose, tous les chromosomes sont répliqués. Durant toute la prophase et jusqu'à leur alignement au cours de la métaphase, les copies identiques restent ensemble, sous forme de chromatides soeurs unies par un centromère. Au moment de l'anaphase, les centromères se divisent et les chromatides se séparent afin de migrer vers les pôles opposés de la cellule. Chaque cellule fille hérite donc d'une copie de chacun des chromosomes de la cellule mère. Voyons maintenant en quoi la méiose se distingue de la mitose. Méiose I. Comme dans la mitose, les chromosomes se répliquent avant le début de la méiose. La prophase de la méiose est toutefois marquée par un phénomène absent au cours de la mitose: les chromosomes répliqués recherchent leurs chromosomes homologues et s'accolent à eux sur toute leur longueur. [...] Comme chaque chromosome est formé de deux chromatides soeurs, on peut donc observer de petits groupes de quatre chromatides appelés tétrades. [...] Au cours de la métaphase I, les tétrades s'alignent à l'équateur du fuseau de division. Cet alignement se fait au hasard, c'est-à-dire qu'on peut trouver des chromosomes maternels et paternels de chaque côté de l'équateur. Au cours de l'anaphase I, les tétrades se séparent mais les chromatides soeurs (dyade) de chaque chromosome homologue restent réunies par leurs centromères puisque, contrairement à ce qui se produit durant l'anaphase de la mitose, les centromères ne se divisent pas. À la fin de la méiose I, on se trouve donc devant la situation suivante: chaque cellule fille possède deux copies d'un membre de chaque paire de chromosomes homologues (le chromosome maternel ou le chromosome paternel) et aucune copie de l'autre membre; chaque cellule fille possède la quantité diploïde d'ADN mais le nombre haploïde de chromosomes, puisque les chromatides soeurs unies sont considérées comme un seul chromosome. Étant donné que la méiose I diminue le nombre de chromosomes de 2n à n, on l'appelle aussi division réductionnelle de la méiose. Méiose II. La deuxième division méiotique, ou méiose II, est identique à la mitose, sauf que les chromosomes ne se répliquent pas avant qu'elle commence. Les chromatides présentes dans les deux cellules filles de la méiose I sont simplement partagées entre les quatre cellules grâce à la division des centromères. Étant donné que les chromatides sont réparties également dans les cellules filles (comme dans la mitose), la méiose II est aussi appelée division équationnelle de la méiose. Daprès Marieb E., |
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Schémas illustrant la méiose.
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Description de la production des gamètes chez lêtre humain. |
Description du système génital masculin. |
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EpididymeL'épididyme, une structure en forme de virgule, est formé d'un conduit pelotonné de 6 m de long . Sa tête, qui reçoit les spermatozoïdes des canalicules efférents, recouvre la face supérieure du testicule [...]. Les spermatozoïdes immatures et pratiquement immobiles qui quittent le testicule séjournent un certain temps dans l'épididyme. Au cours de leur transport dans l'épididyme (un parcours sinueux qui prend 20 jours environ), les spermatozoïdes deviennent mobiles et féconds. |
| Quand la stimulation sexuelle conduit à l'éjaculation, le muscle lisse
des parois de l'épididyme se contracte vigoureusement, ce qui expulse
les spermatozoïdes présents dans la queue de l'épididyme vers un autre
segment des voies spermatiques, le conduit déférent.
Conduit déférent [...] la première partie du conduit déférent est localisée dans le sac scrotal, puis le conduit déférent monte vers la cavité abdomino-pelvienne à l'intérieur du cordon spermatique. Certains hommes qui désirent assumer l'entière responsabilité de la contraception subissent une vasectomie (le conduit déférent est parfois appelé vas deferens). Au cours de cette petite intervention chirurgicale, le chirurgien pratique une incision dans le scrotum, sectionne le conduit déférent, puis le ligature ou le cautérise. Des spermatozoïdes seront produits pendant plusieurs années encore, mais ils ne pourront plus atteindre l'extérieur du corps. Les spermatozoïdes finissent par se détériorer et se résorber. Urètre Glandes annexes Vésicules séminales Prostate Glandes bulbo-urétrales Pénis Le pénis comprend une racine fixe, et un corps mobile se terminant par une extrémité renflée, le gland du pénis. La peau du pénis est lâche et glisse vers l'extrémité distale pour former un repli de peau appelé prépuce autour de l'extrémité proximale du gland. L'ablation du prépuce, appelée circoncision, est parfois effectuée peu après la naissance. Sperme Le fructose présent dans la sécrétion des vésicules séminales constitue presque leur seul combustible. [...] La quantité de sperme projetée à l'extérieur de l'urètre au cours d'une éjaculation est relativement petite (de 2 à 6 ml), mais chaque millilitre contient entre 50 et 100 millions de spermatozoïdes. Daprès Marieb, Anatomie et physiologie humaines, |
Spermatogenèse. |
La
spermatogenèse est le phénomène au cours duquel sont formés les spermatozoïdes.
Il se déroule dans les testicules où les cellules souches (ou spermatogonies)
situées à la périphérie des tubes séminifères subissent la transformation
en spermatozoïdes. Celle-ci se déroule en plusieurs étapes :
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La spermatogenèse se déroule tout au long de la vie de lhomme, à partir de la puberté. Chaque jour, lorganisme de lhomme adulte fabriquera journellement plusieurs centaines de millions de spermatozoïdes. Description du système génital féminin.Voir le chapitre précédent. |
Ovogenèse.La méiose, le type de division nucléaire spécialisé qui se produit dans les testicules, a également lieu dans les ovaires. La méiose produit les cellules sexuelles femelles pendant un processus appelé ovogenèse (« génération d'un uf »). Le processus de l'ovogenèse [...], commence au cours du développement ftal. Chez le foetus de sexe féminin, les ovogonies, cellules germinales diploïdes des ovaires qui correspondent aux spermatogonies des testicules, se multiplient rapidement par mitose. Les ovogonies entrent alors en période de croissance et s'installent dans des réserves de nutriments. Des follicules primordiaux commencent ensuite à se développer, à mesure que les ovogonies se transforment en ovocytes de premier ordre et s'entourent d'une seule couche de cellules folliculaires plates. L'ADN des ovocytes de premier ordre se réplique et la première division méiotique débute, mais elle se bloque vers la fin de la prophase 1. Beaucoup d'ovocytes de premier ordre dégénèrent avant la naissance. Ceux qui subsistent occupent la région corticale de l'ovaire immature. À sa naissance, la femme possède déjà tous ses ovocytes de premier ordre (environ 700 000), chacun situé dans un follicule primordial et attendant la possibilité de poursuivre la méiose et de produire un ovule fonctionnel. Etant donné qu'ils demeurent dans cette sorte d'hibernation pendant toute l'enfance, leur attente est très longue: au moins 10 à 14 ans! Le premier globule polaire subit habituellement la méiose II, ce qui produit deux globules polaires encore plus petits que lui. Quant à l'ovocyte de deuxième ordre, il s'arrête chez les humains en métaphase II; c'est cette cellule (et non un ovule fonctionnel) qui est expulsée au moment de l'ovulation. Si aucun spermatozoïde ne pénètre dans l'ovocyte de deuxième ordre, celui-ci dégénère. Par contre, en cas de pénétration par un spermatozoïde, l'ovocyte de deuxième ordre termine la méiose II, ce qui donne un gros ovule et un minuscule deuxième globule polaire . [...] Ce que vous devez retenir dès maintenant c'est que l'ovogenèse produit en général trois minuscules globules polaires ne possédant presque pas de cytoplasme et un gros ovule. Toutes ces cellules sont haploïdes, mais seul l'ovule est un gamète fonctionnel. [...] Grâce aux divisions inégales du cytoplasme au cours de l'ovogenèse, l'ovule fécondé possède des réserves de nutriments suffisantes pour l'alimenter pendant son trajet de sept jours de l'ovaire jusqu'à l'utérus. Les globules polaires dégénèrent et meurent, car ils possèdent trop peu de cytoplasme (et donc de nutriments). Puisque la femme est en âge de procréer pendant un maximum de 45 ans (en moyenne de 11 à 55 ans) et qu'elle n'a normalement qu'une ovulation par mois, seulement 400 à 500 de ses 700 000 ovocytes seront libérés. La nature a donc prévu une réserve plus que suffisante de cellules sexuelles. Daprès Marieb, |
Synthèse |
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Schéma 1. |
Schéma de la fécondation.
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