Retour à l'index Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4
1 |
Approche de la multiplication cellulaire. |
Tu dois devenir capable de : |
|||
|
|
Savoir
|
||
Savoir faire
|
|||
![]() |
|
||
Organisation des êtres vivants.Documents.A. Les deux grandes sortes dêtres vivants.1. Les êtres vivants supérieurs. Les êtres vivants supérieurs sont relativement complexes dans leur structure. Il est souvent intéressant de décomposer les différentes parties dont ils sont constitués, afin de faciliter le travail détude. Un être humain, par exemple, est constitué dun ensemble de différents « systèmes »: le système digestif, le système respiratoire, le système circulatoire, ... Chacun de ces systèmes est composé dun certain nombre dorganes. Le système digestif, par exemple, contient, entre autres, lestomac, lintestin, le pancréas, le foie, ... Si lon se penche plus en profondeur vers chacun de ces organes, on va pouvoir observer quils sont tous formés dunités spécialisées dans certaines tâches; on les appelle des « tissus ». Dans le pancréas, certaines parties sont spécialisées dans la fabrication de sucs digestifs, dautres sont des vaisseaux qui conduisent ces sucs digestifs, ... Finalement, quand on observe des tissus au microscope, on observera des unités encore plus petites qui ont été appelées « cellules »; le corps humain en compte environ 50 mille milliards. Les êtres vivants supérieurs sont tous des pluricellulaires.
2. Les êtres vivants inférieurs. Les êtres vivants inférieurs regroupent des animaux et des végétaux qui sont généralement de très petite taille. Parmi eux, on distinguera souvent:
B. La matière constitutive des êtres vivants.
Le cours de chimie nous a appris que les molécules sont elles-mêmes formées datomes. Les principales sortes datomes sont indiquées dans le diagramme ci-contre. Questions.A partir de lensemble du document présenté ci-dessus, établis une échelle de complexité des éléments qui nous constituent. Les éléments les plus simples se trouvent au pied de léchelle, les plus complexes occupent le sommet. En partant des chiffres indiqués dans le diagramme ci-dessus, calcule la quantité de chacune des sortes datomes dont tu es constitué(e). La prolifération des bactéries, un cas très simple de multiplication.Les bactéries sont des êtres vivants unicellulaires très simples mais qui sont capables de se reproduire à très grande vitesse. Lorsque la quantité de nourriture, lespace et les conditions de température et dhumidité le permettent, certaines bactéries se multiplient toutes les vingt minutes. |
Remarque: les conditions optimales ne sont jamais rencontrées; la nourriture devient vite insuffisante, les déchets rejetés trop toxiques, ... si bien que la prolifération nest jamais si importante. |
Développement de lembryon humain.Tous les êtres vivants pluricellulaires débutent par un stade au cours duquel ils sont formés dune seule cellule. Au cours des premières phases de leur développement, cette cellule unique se multiplie. Chaque cellule issue de la multiplication est encore capable de se diviser en deux. La multiplication va se poursuivre jusquà donner un être vivant pluricellulaire complet. |
![]() |
|
![]() |
Après 8 jours, un embryon humain se présente comme
illustré ci-contre.
Lendoblaste va se transformer pour donner, entre autres, toutes les glandes digestives. Lectoblaste donnera lépiderme et les tissus nerveux. |
| La transformation des cellules embryonnaires en différentes sortes
de cellules spécialisées est appelée la différenciation cellulaire.
Lorsquune cellule a subi la différenciation, elle ne peut généralement pas revenir à son état de cellule indifférenciée. Les cellules embryonnaires contiennent toutes les informations nécessaires pour se multiplier et former les cellules de différents types qui constituent les êtres vivants complètement formés. |
La brebis Dolly.Document 1 : description de la manipulation qui a mené à la naissance de Dolly.Extrait dun communiqué de presse des chercheurs du Roslin Institute où est née Dolly. |
![]() |
Can you describe simply what has been done in these experiments? This is the first time that offspring have been produced by nuclear transfer from an established cell line. What is involved in nuclear transfer? You have two different cells in nuclear transfer: an unfertilised egg and a donor cell. The donor cells were obtained by culture of cells from sheep embryos over a period of several months. In this way it was possible to obtain many thousand genetically identical cells. The donor embryo was from an all white breed : the Welsh Mountain breed. The recipients eggs were recovered from Scottish Blackface ewes. By micromanipulation the chromosomes were removed from the eggs before the nucleus of the donor cell was introduced by cell fusion. The electric current which is used to fuse the cells also triggers the egg to begin development. These new embryos were then transferred to recipient sheep to discover if they were able to develop to lambs. When the lambs were born they were all genetically identical females. They were all white, Welsh Mountain lambs, as it is the transferred nucleus which determines the characteristics of the offspring. |
|
|
|
Document 2 : extrait de « Le Meilleur des Mondes »Un bâtiment gris et trapu de trente-quatre étages seulement. Au-dessus de lentrée principale, les mots : CENTRE DINCUBATION ET DE CONDITIONNEMENT DE LONDRES-CENTRAL, et, dans un écusson, la devise de lÉtat mondial : COMMUNAUTE, IDENTITE, STABILITE. Lénorme pièce du rez-de-chaussée était exposée au nord. En dépit de lété qui régnait au-delà des vitres, en dépit de toute la chaleur tropicale de la pièce elle-même, ce nétaient que de maigres rayons dune lumière crue et froide qui se déversaient par les fenêtres. Les blouses des travailleurs étaient blanches, leurs mains, gantées de caoutchouc pâle, de teinte cadavérique. La lumière était gelée, morte, fantomatique. Ce nest quaux cylindres jaunes des microscopes quelle empruntait un peu de substance riche et vivante, étendue le long des tubes comme du beurre. - Et ceci, dit le Directeur, ouvrant la porte, cest la Salle de Fécondation. Au moment ou le Directeur de lIncubation et du Conditionnement entra dans la pièce, trois cents Fécondateurs, penchés sur leurs instruments, étaient plongés dans ce silence où lon ose à peine respirer, dans ce chantonnement ou ce sifflotement inconscients, par quoi se traduit la concentration la plus profonde. Une bande détudiants nouvellement arrivés, très jeunes, roses et imberbes, se pressaient, pénétrés dune certaine appréhension, voire de quelque humilité, sur les talons du Directeur. Chacun deux portait un cahier de notes, dans lequel, chaque fois que le grand homme parlait il griffonnait désespérément. Ils puisaient ici leur savoir à la source même. Cétait un privilège rare. Le D.l.C. de Londres-Central sattachait toujours à faire faire à ses nouveaux étudiants, sous sa conduite personnelle, le tour des divers services. « Simplement Pour vous donner une idée densemble », leur expliquait-il. Car il fallait, bien entendu, quils eussent un semblant didée densemble, si lon voulait quils fissent leur travail intelligemment, -et cependant quils en eussent le moins possible, si lon voulait quils fussent plus tard des membres convenables et heureux de la société. Car les détails, comme chacun le sait, conduisent à la vertu et au bonheur ; les généralités sont, au point de vue intellectuel, des maux inévitables. Ce ne sont pas les philosophes, mais bien ceux qui sadonnent au bois découpé et aux collections de timbres, qui constituent larmature de la société. Demain, ajoutait-il, leur adressant un sourire empreint dune bonhomie légèrement menaçante, vous vous mettrez au travail sérieux. - Vous naurez pas de temps à consacrer aux généralités... Dici là... Dici là, cétait un privilège. De la source même, droit au cahier de notes. Les jeunes gens griffonnaient fébrilement. Grand, plutôt maigre, mais bien droit, le Directeur savança dans la pièce. II avait le menton allongé et les dents fortes, un peu proéminentes, que parvenaient tout juste à recouvrir, lorsquil ne parlait pas, ses lèvres pleines à la courbe fleurie. Vieux jeune ? Trente ans ? Cinquante ? Cinquante-cinq ? Cétait difficile à dire. Et, au surplus, la question ne se posait pas ; dans cette année de stabilité, cette année 632 de N.F., il ne venait à lidée de personne de la poser. Je vais commencer par le commencement, dit le D.I.C., et les étudiants les plus zélés notèrent son intention dans leur cahier : Commencer au commencement. - Ceci - il agita la main- ce sont les couveuses. - Et, ouvrant une porte de protection thermique, il leur montra des porte-tubes empilés les uns sur les autres et pleins de tubes à essais numérotés. - Lapprovisionnement dovules pour la semaine. Maintenus, expliqua-t-il, à la température du sang ; tandis que les gamètes mâles -et il ouvrit alors une autre porte- doivent être gardés à trente-cinq degrés, au lieu de trente-sept. La pleine température du sang stérilise. Des béliers, enveloppés de thermogène, ne procréent pas dagneaux. Toujours appuyé contre les couveuses, il leur servit, tandis que les crayons couraient illisiblement dun bord à lautre des pages, une brève description du procédé moderne de la fécondation ; il parla dabord, bien entendu, de son introduction chirurgicale, « cette opération subie volontairement pour le bien de la société, sans compter quelle comporte une prime se montant à six mois dappointements » ; il continua par un exposé sommaire de la technique de la conservation de lovaire excisé à létat vivant et en plein développement ; passa à des considérations sur la température, la salinité, la viscosité optima, fit allusion à la liqueur dans laquelle on conserve les ovules détachés et venus à maturité ; et, menant ses élèves aux tables de travail, leur montra effectivement comment on retirait cette liqueur des tubes à essais ; comment on la faisait tomber goutte à goutte sur les lames de verre pour préparations microscopiques spécialement tiédies ; comment les ovules quelle contenait étaient examinés au point de vue des caractères anormaux, comptés, et transférés dans un récipient poreux, comment (et il les emmena alors voir cette opération) ce récipient était immergé dans un bouillon tiède contenant des spermatozoïdes qui y nageaient librement, « à la concentration minima de cent mille par centimètre cube », insista-t-il ; et comment, au bout de dix minutes, le vase était retiré du liquide et son contenu examiné de nouveau ; comment, sil y restait des ovules non fécondés, on limmergeait une deuxième fois, et, si cétait nécessaire, une troisième ; comment les ovules fécondés retournaient aux couveuses ; où les Alphas et les Bêtas demeuraient jusquà leur mise en flacon définitive, tandis que les Gammas, les Deltas et les Epsilons en étaient extraits, au bout de trente-six heures seulement, pour être soumis au Procédé Bokanovsky. « Au Procédé Bokanovsky », répéta le Directeur, et les étudiants soulignèrent ces mots dans leurs calepins. Un uf, un embryon, un adulte, -cest la normale. Mais un uf bokanovskifié a la propriété de bourgeonner, de proliférer, de se diviser : de huit à quatre-vingt-seize bourgeons, et chaque bourgeon deviendra un embryon parfaitement formé, et chaque embryon, un adulte de taille complète. On fait. ainsi pousser quatre-vingt-seize êtres humains là où il nen poussait autrefois quun seul. Le progrès. La bokanovskification, dit le D.I.C. pour conclure, consiste essentiellement en une série darrêts du développement. Nous enrayons la croissance normale, et, assez paradoxalement, luf réagit en bourgeonnant. Réagit en bourgeonnant. Les crayons saffairèrent. Il tendit le bras. Sur un transporteur à mouvement très lent, un porte-tubes plein de tubes à essais pénétrait dans une grande caisse métallique, un autre en sortait. Il y avait un léger ronflement de machines. Les tubes mettaient huit minutes à traverser la caisse de bout en bout, leur expliquait-il, soit huit minutes dexposition aux rayons durs, ce qui est à peu prés le maximum que puisse supporter un uf. Un petit nombre mouraient ; des autres, les moins influencés se divisaient en deux, la plupart proliféraient en quatre bourgeons ; quelques-uns, en huit ; tous étaient renvoyés aux couveuses, où les bourgeons commençaient à se développer puis, au bout de deux jours, on les soumettait soudain au froid, au froid et à larrêt de croissance. En deux, en quatre, en huit, les bourgeons bourgeonnaient à leur tour ; puis, ayant bourgeonné, ils étaient soumis à une dose dalcool presque mortelle ; en conséquence, ils proliféraient de nouveau, et, ayant bourgeonné, on les laissait alors se développer en paix, bourgeons des bourgeons des bourgeons, -tout nouvel arrêt de croissance étant généralement fatal. A ce moment, luf primitif avait de fortes chances de se transformer en un nombre quelconque dembryons compris entre huit et quatre-vingt-seize, « qui est, vous en conviendrez, un perfectionnement prodigieux par rapport à la nature. Des jumeaux identiques, mais non pas en maigres groupes de deux ou trois, comme aux jours anciens de reproduction vivipare, alors quun uf se divisait parfois accidentellement- mais bien par douzaines, par vingtaines, dun coup. » Par vingtaines, répéta le Directeur, et il écarta les bras, comme sil faisait des libéralités à une foule. Par vingtaines. Mais lun des étudiants fut assez sot pour demander en quoi résidait lavantage. Mon bon ami ! le Directeur se tourna vivement vers lui vous ne voyez donc pas ? Vous ne voyez pas ? Il leva la main, il prit une expression solennelle. Le Procédé Bokanovsky est lun des instruments majeurs de la stabilité sociale ! Instruments majeurs de la stabilité sociale. Des hommes et des femmes conformes au type normal ; en groupes uniformes. Tout le personnel dune petite usine constitué par les produits dun seul uf bokanovskifié. - Quatre-vingt-seize jumeaux identiques faisant marcher quatre-vingt-seize machines identiques ! Sa voix était presque vibrante denthousiasme. - On sait vraiment où lon va. Pour la première fois dans lhistoire. - II cita la devise planétaire : « Communauté, Identité, Stabilité ». Des mots grandioses. Si nous pouvions bokanovskifier indéfiniment, tout le problème serait résolu. Résolu par des Gammas du type normal, des Deltas invariables, des Epsilons uniformes. Des millions de jumeaux identiques. Le principe de la production en série appliqué enfin à la biologie. Mais, hélas !, le Directeur hocha la tête, nous ne pouvons pas bokanovskifier indéfiniment. Huxley A. |
Document 3 : couverture du magazine « Der Spiegel ».Lors de lannonce de la naissance de Dolly, le magazine allemand « Der Spiegel » a publié la couverture illustrée ci-contre. |
![]() |
Intérêt de Dolly.Le monde médical est très intéressé par la manipulation qui a permis dobtenir Dolly. Les chercheurs du Roslin Institute ont publié le texte suivant. human therapeutic proteins Transgenic sheep, goats and cattle are already being used as 'bioreactors' to produce human proteins in milk. PPL Therapeutics, one of the leaders in this field and collaborators with us in production of Dolly, recently announced that alpha-1-antitrypsin produced from a transgenic flock is now being used to treat cystic fibrosis patients in phase 2 clinical trials. Nuclear transfer will provide a more reliable way of producing transgenic animals, reducing the number of animals needed to establish each transgenic line. xenotransplantation Over the past 20 years transplantation of hearts and kidneys has become almost routine. Nevertheless there is a shortage of suitable organs for transplant (about 5000 each year in the UK) and many patients die as a result. Transgenic pigs are being developed as sources of organs to meet the shortfall. At present these pigs contain added human proteins that coat the pig tissues and are intended to prevent immediate rejection of the transplanted heart or kidney. In the future, nuclear transfer should improve the chances of success because it will allow pigs to be produced in which the pig proteins responsible for rejection are removed and replaced by their human counterparts. nutriceuticals Cow's milk is ideal for calves but not for premature infants. Gene targeting using nuclear transfer will allow milk to be produced in which one or more of the normal cow's proteins have been replaced by human proteins, thereby improving its nutritional quality for these special 'consumers'. animal models of disease Mice in which specific mutations have been deliberately introduced have often provided very useful models for studying human genetic diseases such as cystic fibrosis and obesity. In some cases, differences between mice and humans means that the effects of the introduced mutation are not the same as in the human genetic disease. Nuclear transfer will extend the range of species in which gene targeting will be possible and thereby provide better models to test treatments for human diseases. cell therapy Intact cells are already used to treat patients suffering from a number of diseases, including leukemia and Parkinson's disease. In most cases these cells have to be obtained from close relatives to avoid problems of immune rejection. The fact that Dolly was cloned from a cell taken from an adult ewe shows that even specialised (or differentiated) cells can be 'reprogrammed' into all the cell types that make up an intact animal. When we know more about this process, there is prospect of using the patient's own cells in such therapies. Cells would removed from the patient, converted into the desired cell type in the laboratory and then reintroduced into the patient for treatment. Questions.
|
Synthèse. |
| Les êtres vivants (y compris lêtre humain) est formé datomes
comme toute autre substance. Ceux-ci sont agencés en molécules, souvent
fort complexes, comme les protéines, les glucides, les lipides et les
acides nucléiques.
Les molécules sont les briques de base pour la construction des cellules. Certains êtres vivant sont formés dune seule cellule qui assure tous les rôles. Lêtre humain est formé dun grand nombre de cellules. La cellule est la plus petite unité vivante qui constitue lêtre humain. Il existe des systèmes de coordination dans le fonctionnement de cet ensemble de cellules. Le noyau des cellules contient des informations qui permettent à la cellule dassurer la fabrication des substances quelle doit être capable de fabriquer. Les plans de construction de ces substances se trouvent dans le noyau sous la forme de molécules dADN. Lors de la multiplication cellulaire, une cellule devient deux cellules. Chacune des cellules-filles ainsi obtenue doit recevoir les plans de construction. Les cellules peuvent se spécialiser dans lun ou lautre rôle, mais lensemble des informations contenu dans le noyau cellulaire reste identique dun type de cellule à lautre. |
![]() |
Puisque chaque cellule issue de la multiplication cellulaire reçoit lentièreté des plans de construction, il doit exister un mécanisme extrêmement précis qui permet cet héritage parfait des molécules dADN. Lors du clonage, tous les individus héritent du même noyau. Ils sont donc tous physiquement parfaitement identiques. Les jumeaux vrais sont un exemple de clone humain naturel. |








